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RATAMACUE

2004
écrit par Jane Gilchrist
mise en scène : Gabor Zsigovics
Montreal arts interculturels

RATAMACUE raconte une histoire d’amour et de rédemption qui commence avec la rencontre d’un adolescent découragé par ses capacités intellectuelles limitées avec un professeur désemparé par ses échecs émotionnels et professionnels. L’amour inconditionnel et le respect partagé aident Donald et Sherwood à se délivrer de leurs ‘monstres’ respectifs. À travers leur relation symbiotique, ils se relèvent et se développent l’un grâce à l’autre, formant un lien si fort qu’ils sont prêts à mourir pour le préserver. Il y a un microcosme de fidélité détruit par le macrocosme de la réalité sociale. En présentant la vie de ce paysage onirique, nous espérons persuader le public de refléter leurs rêves sur la réalité. Nous encourageons également les spectateurs à réexaminer la façon dont il traite ceux qui sont différents – nous parlons de culture, d’ethnicité, de ‘capacité’ intellectuelle, de genres et de statuts sociaux.

Donald – un jeune homme à l’esprit effervescent va en ville déclarant qu’il a tué sa mère – ou plutôt que le Ratamacue l’a tué pour lui. Le Ratamacue est le monstre de Donald caché dans le placard. Il croit que ce monstre imaginaire, né d’une cadence de tambour le suit et lui ordonne de faire certaines choses.

Il s’arrête à la maison de Sherwood et de Caroline pour leur dire que sa mère est morte et donc qu’il peut maintenant travailler pour eux. Sherwood explique que Donald ne peut pas avoir tué sa mère parce qu’il serait en prison. Donald remarque qu’elle n’est pas là présentement. Et donc il conclut qu’il a dû la tuer.

En réalité, Donald a été abandonné par sa mère et n’a pu aimer qu’un père. Il a un fort besoin d’attention. Sherwood a été pendant longtemps perdu… ne voyant que ses espoirs et ses rêves diminuer… suivant la trajectoire tragiquement déclinante de sa carrière jusqu’à son plus bas, un point des plus frustrants. Il a seulement Caroline, qu’il a mal traitée. Par attention pour Donald, Sherwood commence à offrir à sa femme une forme de joie qui lui rappelle un bonheur passé.

Sherwood se réchauffe le cœur grâce à l’innocence et à la joie de vivre de Donald. Il sent à son égard un véritable amour père-fils… Il offre Donald du travail et petit à petit il se forme en lui la grande illusion que Donald sera l’enfant de Caroline – l’enfant qu’elle a toujours désiré. Ils formeront une merveilleuse famille. C'est une folie des grandeurs, et comme toute illusion, elle ne peut pas survivre face au monde réel.

Le ‘monde réel’ est prêt à prendre Donald tel qu’il est, une personne mentalement handicapée, « peut être dangereuse ». Dans un moment imprudent, Sherwood et Caroline ‘kidnappe’ Donald et fuient leur réalité. Ils sont prêts à partir, à prendre la route. Les autorités sont sur leurs traces. Quand ils se sentent un peu plus en sécurité, Donald pourvoit en nourriture en travaillant sur plusieurs jobs bizarres, leurs poursuivants l’attrape avec eux. Caroline est prête à abandonner. Tout comme Sherwood à cause d’une profonde plaie purulente sur sa jambe. Mais Donald, qui semble avoir vaincu ses monstres intérieurs, emmène Sherwood dans une maison abandonnée. En réalité, leur relation symbiotique ne peut les sauver d’un manque de médicaments, de la nourriture et un refuge et ainsi ils meurent.

Acteurs et l'Équipe

Jane Gilchrist - Caroline
Stefan Rollins - Donald
John Thomas - Sherwood
Bobo Vian - Anna

AUTEUR
Jane Gilchrist
METTEUR EN SCÈNE
Gabor Zsigovics
DESIGN DU DÉCOR ET DES COSTUMES
Fruzsina Lanyi
DIRECTEUR TECHNIQUE/MANAGER DE SCÈNE
Barbara Zsigovics
DESIGN VISUEL et du SON
Gabor Zsigovics
DESIGN D'AFFICHE
Géraldine Charette
PUBLICITÉ
Christopher DiRaddo
CONSTRUCTION DU DÉCOR
Mélina Dupen-Girod

avec la participation du:
Conseil des arts du Montréal
Imperial Tobacco Canada Foundation
cKUT 90.3FM
Magyar Krónika